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  • : L'histoire de la W.A.H.F. commence en 1990 avec Lina, petite Teckel à poil dur, devenue paralysée de l'arrière-train à l'âge de trois ans suite à une hernie discale. Hormis son handicap, Lina - hélas aujourd'hui décédée - était une petite chienne dynamique, en pleine santé et respirant la joie de vivre.
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* Chaque mercredi après-midi, de 14 h à 18 h : Brocante au profit de nos animaux à notre "Maison de Suzy" - rue de la Cible, 19 à 1030 Bruxelles.

* Chaque week-end (samedi et dimanche) et les jours fériés,  de 11 h à 15 h : ouverture de notre Boutique au Centre-Ville - rue des Capucins, 33 à 1000 Bruxelles (près de la place du Jeu de Balle).

Deux adresses pour venir chiner et peut-être découvrir l'objet qui vous séduira ou vous amusera. En l'achetant, vous contribuerez au financement de nos actions. Soyez bienvenus !

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Cela fait maintenant six ans que notre petite tribu a emménagé dans sa propre maison, la "Maison de Suzy", acquise grâce au don que notre président, Geoffroy de Beauffort, fit en hommage à la petite rate qu'il avait sauvée et tant aimée pendant deux années d'une trop courte vie commune. Dès leur arrivée dans les espaces spécialement aménagés pour eux, nos petits protégés ont ouvertement apprécié leur nouveau confort.

De même, les bénévoles qui, jour après jour, assurent l'entretien des lieux et les diverses tâches d'intendance et de soins, ont très vite profité de l'organisation de l'espace et des aires de repos mises à leur disposition.

Tous les visiteurs et adoptants qui sont passés par la W.A.H.F. depuis septembre 2002 n'ont cessé de redire à quel point le lieu leur paraît agréable et accueillant.

Pourtant ce bonheur fut vite terni. Après deux années de tranquillité, un voisin plus concerné par le standing de son patrimoine que par le sort des animaux défavorisés, s'est mobilisé contre la présence de notre établissement dans le quartier, bien décidé à nous en faire déguerpir. S'il est exact que personne n'est obligé d'approuver notre engagement philosophique, il est cependant tout aussi vrai que nous avons toujours privilégié le dialogue. Pourtant ces personnes ont mené contre nous des pétitions hostiles, sans même avoir jamais mis un seul pied dans nos installations. Haut fonctionnaire au sein d'un Ministère, ce riverain a même usé de sa position pour exercer des pressions politiques sur le Collège communal. Beaucoup de sacrifices furent nécessaires pour calmer les esprits.


Mise en difficulté, la Commune nous obligea à séparer les chiens des chats, nous accordant, pour ce faire, un délai très court de 4 mois.


Depuis le 1er avril 2006, nos chiens habitent donc avenue Dailly, à deux pas de la place du même nom.

Un bien piètre choix, dans un quartier bruyant et mal adapté, et surtout dans un immeuble fort coûteux et pourtant entaché d'un vice urbanistique. Une vraie catastrophe !

En voici le récit, en flash-back :

 

Pour rappel, le permis d’environnement qui nous avait été accordé en décembre 2005 pour la « Maison de Suzy » rue de la Cible à Schaerbeek nous autorisait à poursuivre nos activités en y hébergeant exclusivement des chats.

Un délai de 4 mois nous avait été laissé pour trouver une autre localisation pour les 12 chiens que nous possédions à l’époque. La brièveté de cette échéance avait généré, au sein de notre équipe, une véritable panique et c’est dans cet état psychologique difficile que la décision fut prise de restaurer un petit bâtiment loué situé à proximité de la place Dailly. Pour quelques-uns d’entre nous, ce choix était redoutable car l’immeuble était en ruine et devait être complètement réaménagé. En outre, il n’était pas à vendre et nous en devenions donc locataires, ce qui impliquait un gros effort financier (800 € de loyer mensuel).

Deux appels de fonds furent lancés au public et permirent, à travers les médias, de récolter, grâce à votre générosité à tous, la coquette somme de 35.000 €.

Commencés en mars 2006, les travaux furent menés tambour battant pour nous permettre de respecter les injonctions communales en installant nos chiens dans leur nouvel habitat pour le 1er mai 2006.

Compte tenu du mauvais état du bâtiment et de l’absence totale de commodités, nous avons donc dû placer chauffage, sanitaires, carrelages, isolation thermique et acoustique ainsi qu’installer des box destinés aux chiens. Mais au préalable, il nous fallut encore vider la maison encombrée de toutes sortes de déblais, poutres, gravats, … provenant de l’abattage d’une annexe arrière complètement saturée d’humidité, et une foule d’objets hétéroclites abandonnés par d’anciens occupants.

Le premier objectif, à savoir l’évacuation des chiens, fut atteint dans les temps. Il nous fallait encore installer le logement du gardien au premier étage du bâtiment en rénovant l’appartement qui s’y trouvait déjà. En août 2006, alors que nous mettions la dernière main à ce travail, nous eûmes la surprise de recevoir la visite d’un inspecteur de l’Urbanisme qui nous apprit que des parties du bâtiment (annexes) construites par les anciens propriétaires ainsi que la hauteur du plafond de l’appartement  n’étaient pas conformes aux exigences urbanistiques d’aujourd’hui en région bruxelloise. Ces annexes avaient été construites à une époque où l’Urbanisme était moins sévère. Quant à l’appartement, il avait accueilli, au fil des années, une dizaine d’habitants domiciliés. L’immeuble est d’ailleurs répertorié au cadastre comme « commerce au rez-de-chaussée avec logements aux étages ». L’administration génère bien des paradoxes…

Face à cette situation, l’administration nous a proposé deux options. Soit détruire  les annexes et l’appartement, soit régulariser le permis d’urbanisme.

Après tout le travail réalisé, nous n’avons évidemment pas hésité. Or le dossier de régularisation exigeait que nous engagions un architecte, ce qui allait encore grever lourdement notre budget. Ces honoraires nous ont coûté quelques 2.500 €. Le dossier, très complexe, comportait, d’une part, des plans de la situation telle qu’elle devait être avant les aménagements de 1970 et, d’autre part, ceux de la situation actuelle. Hélas, malgré tous les efforts et les espoirs nourris, le couperet tomba fin juin 2007 : le permis d’urbanisme était refusé. La solidarité entre propriétaire et locataire aurait peut-être pu faire fléchir l’administration. Hélas, alors même que nous allions faire une proposition dans ce sens à la propriétaire, celle-ci choisit de nous imputer toute la responsabilité de l’échec en nous poursuivant devant la justice de paix pour violation du contrat de bail. Un comble de la part de quelqu’un qui, 6 mois plus tôt, nous donnait en location un bien non conforme !!!

Cette fois, il nous fallait engager un avocat pour défendre notre légitimité face à autant de mauvaise foi.

Le juge de paix désigna une experte chargée d’examiner la situation et le rapport de cette dernière permit de démontrer que nous ne sommes pour rien dans la modification des lieux. L’affaire est toujours en cours. A suivre donc…

 

Une autre mauvaise surprise nous avait été réservée au moment de signer la convention de bail, le 1er avril 2006, puisque nous avons découvert, à cette occasion, que le loyer mensuel se montait à 800 €.

Une âpre négociation avec le représentant de la propriétaire nous permit de troquer une partie de notre investissement (soit 24.000 des 35.000 € investis) contre 30 mois de loyer, ce qui nous permettait d’occuper les lieux du 01.04.2006 au 30.09.2008 sans devoir débourser d’argent supplémentaire.

 Résultat des courses :  nous nous trouvons aujourd’hui avec deux chiens (tous les autres ont été adoptés) dans une maison régie par un bail illégitime, face à l’échéance du 01.10 2008, à partir de laquelle nous devrons débourser 800 € chaque mois. Comment sortir d’une telle situation ? Sans vouloir anticiper sur la décision du juge de paix, la sagesse nous recommande de quitter ces lieux décidément trop problématiques. Nous avons d’ailleurs fait une proposition de conciliation dans ce sens.

Il faut dire que le quartier est extrêmement bruyant et, si cet aspect n’est pas trop gênant en journée, les vocalises des consommateurs nocturnes à la sortie des cafés voisins ont pour effet d’alerter les chiens aux heures où le commun des mortels songe surtout à dormir !

Dans l’opération, nous aurons perdu 11.000 € mais nos chiens auront été sauvés pendant 2 ans et demi. N’est ce pas l’essentiel, en définitive ? A présent, nous sommes en quête d’un autre local ou ils pourraient enfin vivre tranquilles sans devoir subir les tracasseries de riverains irascibles ou de propriétaires indélicats.

 

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